{"id":18143,"date":"2021-02-09T15:44:21","date_gmt":"2021-02-09T22:44:21","guid":{"rendered":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/?p=18143"},"modified":"2025-05-05T14:54:58","modified_gmt":"2025-05-05T20:54:58","slug":"louest-des-noirs-les-hommes-libres-de-loklahoma-cherchent-refuge-en-alberta-partie-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/2021\/02\/09\/louest-des-noirs-les-hommes-libres-de-loklahoma-cherchent-refuge-en-alberta-partie-2\/","title":{"rendered":"L\u2019Ouest des Noirs : les hommes libres de l\u2019Oklahoma cherchent refuge en Alberta, partie 2"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\"><a href=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/2021\/02\/09\/louest-des-noirs-les-hommes-libres-de-loklahoma-cherchent-refuge-en-alberta-partie-1\/\"><strong>Lire L\u2019Ouest des Noirs : les hommes libres de l\u2019Oklahoma cherchent refuge en Alberta, partie 1.<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous l\u2019avons fait remarquer \u00e0 la partie 1, au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, la propagande relative \u00e0 l\u2019immigration dans l\u2019Ouest canadien a eu comme cons\u00e9quence involontaire d\u2019amener une pr\u00e9sence noire en Alberta et en Saskatchewan. M\u00eame si les belles histoires au sujet des \u00ab meilleures terres nouvelles de l\u2019Ouest canadien \u00bb visaient les agriculteurs blancs du Mid West, ces annonces r\u00e9sonnaient particuli\u00e8rement bien chez les hommes libres noirs de l\u2019Oklahoma. Le territoire des hommes libres de l\u2019Oklahoma avait \u00e9t\u00e9 pris d\u2019assaut par la d\u00e9couverte de p\u00e9trole.   <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"245\" height=\"400\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/poster-18_141.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6115\" srcset=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/poster-18_141.jpg 245w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/poster-18_141-184x300.jpg 184w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/poster-18_141-69x112.jpg 69w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/poster-18_141-138x225.jpg 138w\" sizes=\"auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Affiche des Chemins de fer nationaux du Canada intitul\u00e9e \u00ab It\u2019s Mine ! Canada \u2013 The Right Land for the Right Man.<br><br>TRADUCTION LIBRE :<br>\u00ab C\u2019est \u00e0 moi! Le Canada : la bonne terre pour le bon homme \u00bb Canadian National Railways \u2013 The Right Way ! \u00bb Chemins de fer nationaux du Canada, vers 1920-1935. Collection d\u2019affiches des archives du Glenbow, consult\u00e9e via Alberta on the Record.  <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire de Sarah Rector laisse entrevoir un pan peu connu de l\u2019histoire. Sarah Rector \u00e9tait citoyenne de la Nation Muscogee (Creek), dont le territoire reposait sur un vaste gisement de p\u00e9trole, \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de Tulsa. M\u00eame si les journaux proclamaient que Sarah Rector \u00e9tait la \u00ab premi\u00e8re Noire millionnaire \u00bb, une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par la NAACP a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait exploit\u00e9e par un tuteur blanc nomm\u00e9 par le tribunal et que cet homme s\u2019\u00e9tait enrichi gr\u00e2ce \u00e0 ses d\u00e9pens. Booker T. Washington et W.E.B DuBois ont fait la lumi\u00e8re sur la situation de Sarah. Bien qu\u2019elle se soit trouv\u00e9 un havre de paix \u00e0 Kansas City, d\u2019autres hommes libres n\u2019ont pas eu autant de chance qu\u2019elle.     <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"634\" height=\"988\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6118\" srcset=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM.jpg 634w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-193x300.jpg 193w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-72x112.jpg 72w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-144x225.jpg 144w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-289x450.jpg 289w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-385x600.jpg 385w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/Screen-Shot-2021-01-05-at-2.54.09-PM-513x800.jpg 513w\" sizes=\"auto, (max-width: 634px) 100vw, 634px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Sarah Rector, citoyenne de la Nation Muscogee (Creek) \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 10 ans. American Magazine, janvier-juin 1915. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les hommes libres sont les descendants d\u2019Africains asservis ayant appartenu \u00e0 cinq tribus en territoire indien. M\u00eame si vous ne connaissez pas du tout l\u2019histoire des hommes libres de souche afro-autochtone, vous avez s\u00fbrement d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 leurs influences culturelles de longue date. L\u2019ouvrage <a href=\"https:\/\/blogs.library.duke.edu\/rubenstein\/2015\/03\/06\/abcs-john-hope-franklin-f-slavery-freedom\/\"><em>From Slavery to Freedom<\/em><\/a>, consid\u00e9r\u00e9 comme le livre d\u2019histoire le plus fiable, d\u00e9finitif et complet sur les Afro-Am\u00e9ricains, est l\u2019\u0153uvre de John Hope Franklin, homme libre de la tribu des Chickasaw. Les chants spirituels <a href=\"https:\/\/www.okhistory.org\/publications\/enc\/entry.php?entry=WI018\">\u00ab Sweet Low, Sweet Chariot \u00bb<\/a> et \u00ab Steal Away to Jesus \u00bb (un des chants pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la reine Victoria) sont le fruit du travail d\u2019un homme libre de Choctaw du nom de Wallace Willis<sup>[1]<\/sup>. Les hommes libres \u00e9taient au c\u0153ur de la vie des S\u00e9minoles, de la Floride \u00e0 l\u2019Oklahoma. Il arrivait souvent que les hommes libres parlent deux ou trois langues (une langue tribale ou deux, en plus de l\u2019anglais), chantent des chants autochtones et cuisinent des aliments mixtes d\u2019origine \u00e0 la fois europ\u00e9enne, africaine et autochtone, comme du pain de ma\u00efs et des mets barbecue.    <\/p>\n\n\n\n<p>Combien de pionniers noirs de l\u2019Alberta \u00e9taient des descendants d\u2019hommes libres? Il est difficile de le savoir avec certitude. Selon R. Bruce Shepard, seulement environ dix pour cent d\u2019entre eux avaient un anc\u00eatre autochtone<sup>[2]<\/sup>. D\u2019apr\u00e8s les recherches effectu\u00e9es par Harold Martin Troper, beaucoup plus d\u2019Afro-Am\u00e9ricains avaient des liens de parent\u00e9 avec les tribus, mais ils n\u2019en parlaient pas au Canada. Gwendolyn Brooks, auteure et professeure albertaine, descend de la Nation Muscogee (Creek). Elle se souvient que de riches hommes libres de souche creek avaient <a href=\"http:\/\/albertalabourhistory.org\/interview-transcripts\/gwen-hooks\/\">financ\u00e9 leur d\u00e9m\u00e9nagement au Canada<\/a> gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019argent fait \u00e0 partir de leurs parcelles en Oklahoma.    <\/p>\n\n\n\n<p>Non sans raison, les immigrants noirs ne divulguaient pas leurs liens avec les nations autochtones de l\u2019Oklahoma parce que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de leur nouvelle patrie avait livr\u00e9 une campagne g\u00e9nocidaire contre les Premi\u00e8res Nations. De plus, de nombreux repr\u00e9sentants officiels du gouvernement du Canada m\u00e9prenaient les Noirs pour des \u00ab Indiens \u00bb, les assujettissant ainsi aux mesures r\u00e9pressives de <a href=\"https:\/\/www.thecanadianencyclopedia.ca\/fr\/article\/loi-sur-les-indiens\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la Loi sur les Indiens<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Frank Oliver, \u00e9diteur d\u2019Edmonton qui avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ministre de l\u2019Int\u00e9rieur de 1905 \u00e0 1911 avait entendu parler d\u2019une distinction entre les \u00ab Noirs des \u00c9tats \u00bb et les \u00ab hommes libres \u00bb, ce qui l\u2019avait vivement inqui\u00e9t\u00e9. Il avait donc d\u00e9cid\u00e9 d\u2019envoyer un agent en Oklahoma pour faire enqu\u00eate sur les cantons noirs apr\u00e8s avoir re\u00e7u des lettres de l\u2019Ordre imp\u00e9rial des filles de l\u2019Empire \u00e0 Edmonton exprimant leur m\u00e9contentement. L\u2019Ordre imp\u00e9rial \u00e9tait alarm\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e rapide et continue de colons noirs, ajoutant que cette immigration aurait pour effet imm\u00e9diat de d\u00e9courager les \u00e9tablissements blancs dans les environs de fermes appartenant \u00e0 des Noirs et de diminuer la valeur des propri\u00e9t\u00e9s de ces r\u00e9gions<sup>[3]<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Puisqu\u2019aucune clause de la Loi sur l\u2019immigration de 1906 n\u2019emp\u00eachait l\u2019immigration de personnes en fonction de leur race, de leur nationalit\u00e9 ou de leur origine ethnique, Frank Oliver avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019attendre le rapport de son agent avant d\u2019agir. L\u2019inspecteur White (c\u2019\u00e9tait vraiment son nom) avait mis l\u2019accent sur le m\u00e9lange racial entre les Africains et les peuples autochtones qui planifiaient d\u2019immigrer au Canada. Ce rapport vaut la peine d\u2019\u00eatre lu en d\u00e9tail :   <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Indien a apport\u00e9 dans la balance raciale mixte la ruse qu\u2019on lui conna\u00eet, ce qui a pour effet d\u2019\u00e9lever l\u2019instinct plus faible et inoffensif du n\u00e8gre, mais \u00e0 un niveau plus brutal, ce qui fait de lui une personne encore moins d\u00e9sirable. Il a c\u00f4toy\u00e9 l\u2019Indien jusqu\u2019\u00e0 adopter plusieurs de ses m\u00e9thodes fain\u00e9antes, auxquelles s\u2019ajoutent sa propre indiff\u00e9rence et insouciance[4]. <sup>[4]<\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019agent White avait poursuivi son rapport en affirmant que les hommes libres de Creek poss\u00e9daient\u2026 une beaucoup plus grande richesse que la plupart des colonisateurs blancs de l\u2019\u00c9tat. En effet, gr\u00e2ce \u00e0 leurs parcelles de 160 acres (<a href=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/2021\/02\/09\/louest-des-noirs-les-hommes-libres-de-loklahoma-cherchent-refuge-en-alberta-partie-1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">les d\u00e9tails se trouvent \u00e0 la partie 1<\/a>), les hommes libres se d\u00e9brouillaient bien jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019\u00c9tat adopte les lois de Jim Crow ayant eu pour effet de les priver de leurs droits. Les hommes libres dirigeaient leurs propres \u00e9coles et journaux (souvent en cherokee, en creek, etc.) et leurs propres banques. Le probl\u00e8me ne reposait pas dans l\u2019\u00ab indiff\u00e9rence \u00bb et dans l\u2019\u00ab insouciance \u00bb, mais plut\u00f4t dans un nouveau r\u00e9gime de nationalisme blanc assujetti au lynchage qui incitait des hommes libres et des Afro-Am\u00e9ricains \u00e0 quitter le pays. Dans ses m\u00e9moires publi\u00e9es en 1997, <a href=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-admin\/post.php?post=17486&amp;action=edit&amp;lang=fr\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-admin\/post.php?post=17486&amp;action=edit&amp;lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gwendolyn Hooks<\/a>, descendante de migrants noirs ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Keystone, en Alberta, fait remarquer que les agents du gouvernement canadien qualifiaient souvent les colonisateurs d\u2019\u00ab Indiens \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Frank Oliver, le rapport de l\u2019inspecteur White a \u00e9t\u00e9 la goutte qui a fait d\u00e9border le vase. Il a pouss\u00e9 le gouvernement de Wilfrid Laurier \u00e0 publier le d\u00e9cret C.P. 1911-1324, qui se lisait en partie comme suit : \u00ab Pour la p\u00e9riode d\u2019un an, \u00e0 partir de la date ci\u2011apr\u00e8s, il sera interdit de s\u2019installer au Canada \u00e0 tout immigrant appartenant \u00e0 la race noire, qui est consid\u00e9r\u00e9e comme inadapt\u00e9e au climat et aux exigences du Canada<sup>[5]<\/sup> \u00bb. Ce d\u00e9cret n\u2019a jamais fait force de loi, mais sa publication \u00e9tait un gage de l\u2019hypocrisie de Frank Oliver qui affirmait dans d\u2019autres contextes que le Canada ne faisait pas de discrimination raciale en mati\u00e8re d\u2019immigration.  <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire du racisme \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Noirs \u00e0 Edmonton est bien document\u00e9e. Il s\u2019agit d\u2019un pan douloureux et durable de l\u2019histoire de la ville, dont on parle depuis peu<sup>[6]<\/sup>. R. Bruce Shepard a fait remarquer que dans les ann\u00e9es 1910, Edmonton \u00e9tait au centre du racisme contre les Noirs au Canada. M\u00eame si l\u2019influence du Klan s\u2019est amenuis\u00e9e dans le sud des \u00c9tats-Unis apr\u00e8s les ann\u00e9es 1920, il a continu\u00e9 de prendre de l\u2019ampleur \u00e0 Edmonton, o\u00f9 son influence s\u2019est fait grandement sentir dans <a href=\"https:\/\/globalnews.ca\/news\/3180050\/edmontons-historical-ties-to-the-ku-klux-klan-resurface\/\">les ann\u00e9es 1930<\/a>. La s\u00e9gr\u00e9gation de fait, voire de droit, s\u2019exer\u00e7ait notamment dans les piscines et les cin\u00e9mas.    <\/p>\n\n\n\n<p>Deborah Dobbins, descendante de pionniers noirs, se souvient que les Edmontoniens noirs \u00e9taient rel\u00e9gu\u00e9s aux emplois les plus difficiles et ingrats des usines de conditionnement de la viande et des services de nettoyage. Donc, avec la mont\u00e9e du Klan et le traitement de seconde classe des Noirs \u00e0 Edmonton, la plupart des Noirs de l\u2019Oklahoma et leurs enfants restaient \u00e0 la ferme.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"664\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-1024x664.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6119\" srcset=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-1024x664.jpg 1024w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-300x194.jpg 300w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-768x498.jpg 768w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-1536x995.jpg 1536w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-2048x1327.jpg 2048w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-150x97.jpg 150w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-600x389.jpg 600w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-800x518.jpg 800w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-1200x778.jpg 1200w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/na-704-2-Glenbow-J.-D.-Edwards-beside-grain-field-Amber-Valley-Alberta-1600x1037.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>J.D. Edwards devant un champ de grains \u00e0 Amber Valley, en Alberta. Image gracieuset\u00e9 des archives du Glenbow, archives et collections sp\u00e9ciales, Universit\u00e9 de Calgary, NA-704-2. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>M\u00eame si les pionniers noirs en \u00e9taient venus qu\u2019\u00e0 s\u2019autosuffire dans des lieux comme Amber Valley, Campsie et Keystone, la vie en milieu rural \u00e9tait difficile \u00e0 l\u2019extr\u00eame. <a href=\"http:\/\/albertalabourhistory.org\/interview-transcripts\/gwen-hooks\/\">Gwendolyn Hooks<\/a> se souvient d\u2019enfants qui devaient fendre du bois, arracher des l\u00e9gumes racines et d\u00e9fricher la terre avant et apr\u00e8s les heures de classe. \u00c0 cheval, le voyage de 80 kilom\u00e8tres de Leduc \u00e0 Keystone durait quatre jours.  <\/p>\n\n\n\n<p>Les choses se sont mises \u00e0 changer lors de la Seconde Guerre mondiale. Puisque de nombreux hommes ont d\u00fb partir pour le front en Europe, les Noirs se sont fait offrir des postes sur les chemins de fer. La promesse d\u2019un salaire de 80 $ par mois a attir\u00e9 bien des hommes qui ont quitt\u00e9 la ferme pour s\u2019installer \u00e0 Calgary et \u00e0 Edmonton. Les nouveaux arrivants \u00e0 Edmonton se sont install\u00e9s pr\u00e8s de l\u2019\u00e9glise baptiste Shiloh, o\u00f9 \u00e9taient rattach\u00e9es des \u00e9quipes de football et de baseball, entre autres activit\u00e9s culturelles. Le premier emplacement de cette \u00e9glise se trouvait sur la 101e Avenue, entre la 94e Rue et la 95e Rue. La messe est toujours offici\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9glise Shiloh, mais dans un autre endroit.     <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"583\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6121\" srcset=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609.jpg 720w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609-300x243.jpg 300w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609-138x112.jpg 138w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609-278x225.jpg 278w, https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/EA-160-1609-556x450.jpg 556w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>L\u2019\u00e9quipe de football d\u2019Edmonton, 1951. Jim Chambers et Rollie Miles se trouvent dans la deuxi\u00e8me rang\u00e9e (de g. \u00e0 dr.). Image gracieuset\u00e9 des archives de la Ville d\u2019Edmonton, EA-160-1609.  <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1950, d\u2019importants changements d\u00e9mographiques ont entra\u00een\u00e9 l\u2019urbanisation rapide de la population noire de l\u2019Alberta. \u00c0 cette \u00e9poque, des commerces d\u00e9tenus par des Noirs ont fait leur apparition dans les environs de l\u2019\u00e9glise baptiste Shiloh. Pour leur part, Rollie Miles et Johnny Bright, de grandes vedettes noires, jouaient un grand r\u00f4le dans l\u2019\u00e9quipe de football d\u2019Edmonton, qui dominait la Ligue canadienne de football. La pr\u00e9sence d\u2019Afro-Am\u00e9ricains et de leurs descendants avait inculqu\u00e9 \u00e0 cette ville du nord des airs de gospel, en plus d\u2019y implanter la nourriture du Sud et une \u00e9quipe de sport de renom. La nouvelle visibilit\u00e9 de la population noire d\u2019Edmonton \u00e9tait \u00e9vidente au Harlem Chicken Inn l\u00e9gendaire appartenant \u00e0 Hatti Melton. La vie remarquable et quelque peu myst\u00e9rieuse de Hatti Melton m\u00e9rite son propre chapitre dans l\u2019histoire. Nous en apprendrons plus \u00e0 son sujet dans le troisi\u00e8me et dernier segment de la s\u00e9rie.     <\/p>\n\n\n\n<p>Russell Cobb, PhD \u00a9 2021<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/2021\/02\/09\/louest-des-noirs-les-hommes-libres-de-loklahoma-cherchent-refuge-en-alberta-partie-1\/\">Lire L\u2019Ouest des Noirs : les hommes libres de l\u2019Oklahoma cherchent refuge en Alberta, partie 1.<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><sup>[1]<\/sup> Judith Michener, \u00ab Willis, Uncle Wallace and Aunt Minerva \u00bb, <em>The Encyclopedia of Oklahoma History and Culture<\/em>, https:\/\/www.okhistory.org\/publications\/enc\/entry.php?entry=WI018.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>[2]<\/sup> R. Bruce Shepard, <em>Deemed Unsuitable<\/em> (Toronto: Umbrella Press, 1997), 104<\/p>\n\n\n\n<p><sup>[3]<\/sup> Eli Yarhi, \u00ab D\u00e9cret C.P. 1911\u20111324, la proposition d\u2019interdiction de l\u2019immigration noire au Canada \u00bb. Dans <em>L\u2019Encyclop\u00e9die canadienne<\/em>. Historica Canada. Article publi\u00e9 le 30 septembre, 2016; derni\u00e8res r\u00e9visions apport\u00e9es le 26 f\u00e9vrier 2020. https:\/\/www.thecanadianencyclopedia.ca\/fr\/article\/order-in-council-pc-1911-1324-the-proposed-ban-on-black-immigration-to-canada    <\/p>\n\n\n\n<p><sup>[4]<\/sup> Cit\u00e9 dans Harold Martin Troper, \u00ab The Creek-Negroes of Oklahoma and Canadian Immigration, 1909\u201311 \u00bb, <em>The Canadian Historical Review<\/em> 53, no 3 (1972), 277.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>[5]<\/sup> Yarhri. <\/p>\n\n\n\n<p><sup>[6]<\/sup> Voir l\u2019ouvrage de <a href=\"https:\/\/edmontonjournal.com\/opinion\/columnists\/opinion-edmontons-legacy-of-systemic-invisible-racism-continues-to-this-day\">Bashir Mohamed<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.cbc.ca\/news\/canada\/edmonton\/a-dark-chapter-should-edmonton-s-kkk-history-be-acknowledged-1.3872961\">Chris Chang-Yen Phillips<\/a>. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lire L\u2019Ouest des Noirs : les hommes libres de l\u2019Oklahoma cherchent refuge en Alberta, partie 1. 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