{"id":18137,"date":"2021-05-25T16:24:09","date_gmt":"2021-05-25T22:24:09","guid":{"rendered":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/?p=18137"},"modified":"2025-05-05T15:15:28","modified_gmt":"2025-05-05T21:15:28","slug":"les-annees-1960-lemigration-des-caraibes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/2021\/05\/25\/les-annees-1960-lemigration-des-caraibes\/","title":{"rendered":"Les ann\u00e9es 1960 : l\u2019\u00e9migration des Cara\u00efbes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"is-style-intro-paragraph\">Avant le milieu des ann\u00e9es 1960, peu d\u2019immigrants de descendance africaine avaient le droit d\u2019entrer au Canada. En raison des r\u00e8gles d\u2019immigration racistes accordant la pr\u00e9f\u00e9rence aux Blancs, <em>seulement certaines personnes de couleur ou m\u00e9tiss\u00e9es \u00e9taient accept\u00e9es,<\/em> <em>soit celles faisant partie de certaines cat\u00e9gories ayant des liens de parent\u00e9 \u00e9troits avec des citoyens canadiens et celles qui repr\u00e9sentaient des cas m\u00e9ritoires exceptionnels<\/em>. Avant le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, le seul autre moyen d\u2019immigrer au Canada, c\u2019\u00e9tait par le biais du Programme de recrutement de domestiques antillaises r\u00e9serv\u00e9 aux travailleuses c\u00e9libataires. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-block--outline is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p><strong>Programme de recrutement de domestiques antillaises<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 1955, le minist\u00e8re de la Citoyennet\u00e9 et de l\u2019Immigration a adopt\u00e9 un programme sp\u00e9cial de main-d\u2019\u0153uvre contractuelle visant des groupes de domestiques \u00ab de couleur \u00bb de la Jama\u00efque et de la Barbade. Les agents d\u2019immigration canadiens n\u2019aimaient pas ce genre d\u2019\u00ab immigration de groupe \u00bb et pr\u00e9f\u00e9raient que les gens des Cara\u00efbes viennent au Canada en tant qu\u2019immigrants qualifi\u00e9s individuels, consid\u00e9r\u00e9s comme m\u00e9ritoires et capables de r\u00e9pondre \u00e0 une p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre dans certains domaines. Dans un commentaire adress\u00e9 au ministre de la Citoyennet\u00e9 et de l\u2019Immigration, le sous-ministre Isbister avait fait remarquer que <em>certaines des personnes arriv\u00e9es au Canada comme domestiques auraient s\u00fbrement pu \u00eatre admises au pays en raison de leurs propres qualifications, notamment comme dactylographes, st\u00e9nographes, esth\u00e9ticiennes, enseignantes, infirmi\u00e8res et ainsi de suite<\/em>. (1964)<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Une jeune femme du nom de Cora a \u00e9migr\u00e9 des Cara\u00efbes en vertu du Programme de recrutement de domestiques antillaises en 1956. Elle est mont\u00e9e \u00e0 bord d\u2019un avion en direction de Montr\u00e9al, o\u00f9 elle a travaill\u00e9 pendant un certain temps avant de s\u2019installer en Alberta. Avant d\u2019arriver au Canada, Cora avait travaill\u00e9 en tant que commis-vendeuse pendant trois ans. \u00c0 la question cherchant \u00e0 savoir pourquoi elle avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019immigrer au Canada, Cora a r\u00e9pondu :   <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Dans les Antilles, si vous ne quittez pas le pays, vous n\u2019\u00eates rien. Il faut partir du pays pour devenir quelqu\u2019un et se faire\u2026 une place dans la soci\u00e9t\u00e9. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Certains pr\u00e9pos\u00e9s aux entrevues n\u2019h\u00e9sitaient pas \u00e0 promouvoir des valeurs fond\u00e9es sur le genre et la politique :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Une fille de l\u2019H\u00f4tel Hilton nous a dit comment nous habiller \u00e0 l\u2019avance. Alors, je suis all\u00e9e l\u00e0, je me suis mise en habit ou quelque chose du genre\u2026 \u00c0 l\u2019\u00e9poque, si on avait une grosse coupe afro, c\u2019\u00e9tait [alors] un signe de pouvoir noir. C\u2019est idiot, mais c\u2019est comme \u00e7a que \u00e7a se passait. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab J\u2019ai pass\u00e9 l\u2019entrevue et il m\u2019a dit que j\u2019\u00e9tais admise\u2026 Il a ajout\u00e9 que m\u00eame s\u2019il me donnait le droit de m\u2019installer au Canada, il fallait que je sache que c\u2019\u00e9tait une situation de \u00ab \u00e7a passe ou \u00e7a casse \u00bb. Selon lui, une \u00e9pouse pouvait soit donner le ton \u00e0 la r\u00e9ussite, soit donner le ton \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Il m\u2019a dit qu\u2019il fallait que je r\u00e9ussisse. Il a ajout\u00e9 qu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0 au Canada, le mouvement de lib\u00e9ration de la femme commen\u00e7ait \u00e0 se dessiner et [il m\u2019a avertie] de ne pas toucher \u00e0 \u00e7a. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/1.-EJ-March-2-1960.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4439 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Parfois, la transition dans un nouveau milieu de vie canadien, c\u2019est une affaire genr\u00e9e et \u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 Edmonton, certaines femmes c\u00e9libataires des Cara\u00efbes ont d\u00e9cid\u00e9 de vivre au YWCA pour commencer.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Sur la photo ci-dessus, avec Mme Conquest, on aper\u00e7oit Cynthia Green, une des nombreuses Jama\u00efcaines habitant maintenant \u00e0 Edmonton qui servira le caf\u00e9 jeudi soir. Cette assembl\u00e9e de cuisine est organis\u00e9e pour venir en aide \u00e0 des projets de services mondiaux. Mme Ryrie Smith, de Toronto, pr\u00e9sidente nationale du YWCA, sera de la partie puisqu\u2019elle sera en visite \u00e0 Edmonton cette semaine. \u00bb<\/p>\n<cite><em>Edmonton Journal<\/em>, le 2 mars 1960.<\/cite><\/blockquote>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Aux femmes c\u00e9libataires nouvellement \u00e9tablies \u00e0 Edmonton, le YWCA offrait des possibilit\u00e9s de rapprochement et un sentiment de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Quand je suis arriv\u00e9e ici, au d\u00e9but\u2026 j\u2019ai v\u00e9cu au YWCA. J\u2019y suis rest\u00e9e pendant un an, ou un peu plus, et il y avait tout plein de filles qui venaient d\u2019arriver de Trinit\u00e9\u2026 parce que la plupart d\u2019entre elles \u00e9taient aux \u00e9tudes. Moi, m\u00eame si je travaillais, j\u2019ai eu la permission de [vivre] l\u00e0. Il y avait un \u00e2ge limite, en bas de trente ans\u2026 c\u2019\u00e9tait surtout des jeunes femmes loin de leur ville natale\u2026 Nous y \u00e9tions vraiment en s\u00e9curit\u00e9. Je veux dire\u2026 je me sentais comme chez moi, m\u00eame si je n\u2019\u00e9tais pas chez moi. Il y avait une directrice qui vivait sur place, puis un couvre-feu. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-block--guided_questions is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"matiere-a-reflexion\">Mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9flexion<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le Programme de recrutement de domestiques antillaises permettait aux travailleuses c\u00e9libataires d\u2019immigrer au Canada.\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Imagine-toi que tu d\u00e9m\u00e9nages seule en tant que jeune femme au Canada. Tu n\u2019as pas le droit d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9e de membres de ta famille. Comment te sentirais-tu?  <\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n\n\n\n<p>M\u00eame s\u2019il y avait une grande p\u00e9nurie de travailleurs qualifi\u00e9s dans le domaine de l\u2019administration, Rachel a eu du mal \u00e0 se trouver un emploi en raison du racisme.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab En Alberta, il y avait beaucoup de travail, surtout dans le domaine de l\u2019administration. Il nous suffisait de passer un coup de fil pour \u00eatre convoqu\u00e9es en entrevue. \u2026 \u00c7a m\u2019est arriv\u00e9 tellement souvent d\u2019appeler pour une entrevue, seulement pour arriver l\u00e0 et me faire comprendre que je n\u2019avais pas le bon ton de peau\u2026 Une fois, un homme me l\u2019a m\u00eame dit de vive voix. Il m\u2019a dit : \u00ab Je m\u2019attendais \u00e0 quelqu\u2019un de diff\u00e9rent. Je n\u2019ai jamais rencontr\u00e9 de personne noire. \u00bb Alors, c\u2019\u00e9tait un genre de discrimination. \u2026 En fait, l\u2019emploi que j\u2019ai fini par me trouver, quand j\u2019ai appel\u00e9, j\u2019ai dit au gars que j\u2019\u00e9tais Noire, pour ne pas perdre son temps et le mien. Il m\u2019a r\u00e9pondu que si \u00e7a ne me d\u00e9rangeait pas, \u00e7a ne le d\u00e9rangerait pas non plus. J\u2019ai donc pass\u00e9 l\u2019entrevue et j\u2019ai eu l\u2019emploi. Mais la plupart du temps, les gens ne pouvaient pas cacher leur d\u00e9ception, ils ne pouvaient pas se cacher le visage\u2026 Un visage rouge, \u00e7a ne se cache pas. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Un homme poss\u00e9dant des connaissances et des comp\u00e9tences acquises dans l\u2019industrie du p\u00e9trole de Trinit\u00e9 se rem\u00e9more ses d\u00e9buts \u00e0 Fort McMurray :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab C\u2019\u00e9tait leur toute premi\u00e8re usine d\u2019extraction du p\u00e9trole des sables p\u00e9trolif\u00e8res. Je n\u2019avais jamais travaill\u00e9 dans ce genre d\u2019usine. C\u2019\u00e9tait nouveau pour moi. Ils se servaient de grosses roues \u00e0 godets pour creuser dans le sable. Ils mettaient \u00e7a dans un gros tambour avec de l\u2019eau chaude pour aider \u00e0 diluer ou \u00e0 extraire la premi\u00e8re huile, puis apr\u00e8s, il y avait d\u2019autres \u00e9tapes avant le raffinage. \u00c0 Trinit\u00e9, il y a des raffineries et j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 l\u00e0. Mais le climat [en Alberta], c\u2019\u00e9tait un gros probl\u00e8me. Je ne savais pas du tout \u00e0 quoi m\u2019attendre. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/image102.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4440\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Fort McMurray. Image gracieuset\u00e9 des archives provinciales de l\u2019Alberta.  <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La scolarit\u00e9 de nombreux nouveaux immigrants \u00e9tait mise en doute et d\u00e9valoris\u00e9e. Une professionnelle de Sainte-Lucie se souvient de son passage \u00e0 l\u2019immigration canadienne au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. Les autorit\u00e9s avaient laiss\u00e9 sous-entendre que le syst\u00e8me d\u2019enseignement des Cara\u00efbes \u00e9tait inf\u00e9rieur. Lorsqu\u2019elle s\u2019est fait dire qu\u2019elle devrait suivre le cours d\u2019anglais de 12e ann\u00e9e, elle a r\u00e9pondu :  <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab L\u2019anglais de 12e ann\u00e9e? Je parle l\u2019anglais depuis que je suis toute petite. \u00bb J\u2019avais peut-\u00eatre un accent antillais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais [je lui ai dit] que mon anglais \u00e9tait meilleur que le sien. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"brian-alleyne-en-entrevue-avec-donna-coombs-montrose-2014\">Brian Alleyne en entrevue avec Donna Coombs-Montrose, 2014<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-style-video-box is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"a-regarder\">\u00c0 regarder<\/h3>\n\n\n\n<p>Brian Alleyne, qui avait fait ses \u00e9tudes en Angleterre, est arriv\u00e9 au Canada comme immigrant re\u00e7u en 1969. C\u2019est alors qu\u2019il a su qu\u2019aucun de ses dipl\u00f4mes m\u00e9dicaux et techniques n\u2019\u00e9tait reconnu, contrairement \u00e0 ses confr\u00e8res britanniques. Il a donc \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de recommencer ses \u00e9tudes postsecondaires. \u00c0 l\u2019Universit\u00e9 Sir George Williams, Brian Alleyne s\u2019est rendu compte que de brillants \u00e9tudiants carib\u00e9ens obtenaient coup sur coup de mauvaises notes et \u00e9chouaient \u00e0 leurs cours. Cette exp\u00e9rience racialis\u00e9e a men\u00e9 \u00e0 la saisie de biens appartenant \u00e0 l\u2019universit\u00e9.  <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/albertalabourhistory.org\/brian-alleyne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire la transcription de la vid\u00e9o (en anglais).<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/albertalabourhistory.org\/brian-alleyne\/\" target=\"_blank\">Vid\u00e9o gracieuset\u00e9 de l\u2019Alberta Labour History Institute.<\/a><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"ALHI - Brian Alleyne - Black History\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/8-DgMxLb4i8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>En 1962, \u00e0 la suite de manifestations par les communaut\u00e9s noires du Canada et des Cara\u00efbes, des modifications ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es aux r\u00e8gles d\u2019immigration accordant la pr\u00e9f\u00e9rence aux Blancs, de sorte que les candidats \u00e0 l\u2019immigration seraient d\u00e9sormais \u00e9valu\u00e9s en fonction de leurs comp\u00e9tences, pr\u00e9tendument sans tenir compte de la race, de l\u2019ethnicit\u00e9 ou du pays d\u2019origine. En 1967, la politique sur l\u2019immigration a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e de nouveau pour adopter un syst\u00e8me de points fond\u00e9 sur la scolarit\u00e9, les langues parl\u00e9es couramment et les comp\u00e9tences professionnelles, ce qui a eu pour effet d\u2019offrir d\u2019autres possibilit\u00e9s \u00e0 l\u2019immigration des Noirs. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" data-id=\"4441\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/3..jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4441\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Certificat d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 Andrew Edwards par NAIT en 1966. Image fournie par Jennifer Kelly, PhD. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" data-id=\"4442\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/4.-Andy-Edwards-with-Premier-Loughheed-at-Heritage-Days-1024x782-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4442\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Andy Edwards et le premier ministre Peter Lougheed lors d\u2019une journ\u00e9e du patrimoine. Image fournie par Jennifer Kelly, PhD. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p>La plupart des nouveaux arrivants retournaient \u00e0 l\u2019\u00e9cole afin de rehausser leurs possibilit\u00e9s d\u2019emploi au Canada. Certains ont fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta ou la nouvelle Universit\u00e9 de Calgary, tandis que d\u2019autres sont all\u00e9s au Northern Alberta Institute of Technology. <\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe qui est arriv\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 \u00e9tait dynamique. Il a servi de tremplin \u00e0 la cr\u00e9ation et au leadership de plusieurs nouvelles organisations dans les ann\u00e9es 1970 et 1980. Par exemple, Andy Edwards \u00e9tait rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Edmonton Caribbean Cultural Association et \u00e0 son journal, le <em>Communicant<\/em>. Parmi les autres organisations, il y avait la Jamaican Association of Northern Alberta, le Council of Black Organizations et la Mico Old Students\u2019 Association.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/5.-Andy-Edwards-Certificate-2-20210328-3-745x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4444\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Certificat d\u2019Andrew Edwards attestant ses comp\u00e9tences de technicien en g\u00e9nie civil, le 12 septembre 1964. Image fournie par Jennifer Kelly, PhD.  <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Andy Edwards est venu de Trinit\u00e9-et-Tobago au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. Il a \u00e9tudi\u00e9 en sciences du g\u00e9nie au Northern Alberta Institute of Technology (NAIT) et est devenu membre de l\u2019Alberta Society of Engineering Technologists. Il a jou\u00e9 un grand r\u00f4le dans la cr\u00e9ation du groupe communautaire Edmonton Caribbean Cultural Association (ECCA).  <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab L\u2019Edmonton Caribbean Cultural Association (ECCA), cr\u00e9\u00e9e par Mike Lancaster et neuf autres personnes, dont moi-m\u00eame [Andy Edwards] a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e et incorpor\u00e9e en mars 1978, apr\u00e8s la cessation des activit\u00e9s de la West Indian Society. L\u2019ECCA repr\u00e9sentait les gens des Cara\u00efbes qui vivaient \u00e0 Edmonton \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Nous participions \u00e0 toutes les activit\u00e9s sociales, culturelles et politiques de la ville. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Le groupe Caribbean Perspective a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 par Selwyn Jacobs vers le milieu de l\u2019ann\u00e9e 1978. De 1978 \u00e0 1980, ce groupe a r\u00e9alis\u00e9 36 productions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es pour le compte de Capital Cable Television. Les \u00e9missions concernaient la communaut\u00e9 carib\u00e9enne d\u2019Edmonton et mettaient en vedette des repr\u00e9sentants des gouvernements des diverses \u00eeles des Cara\u00efbes \u00e0 titre d\u2019invit\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<cite>Citations d\u2019Andy Edwards gracieuset\u00e9 d\u2019<a href=\"https:\/\/www.andrewpatrickedwards.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">AndrewPatrickEdwards.com<\/a>.<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/6.-The-Pan-Trin-Can-Steel-Band-1980s-1024x768-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4445\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Le groupe musical Trin-Can Steel Band vers les ann\u00e9es 1980. Image fournie par Jennifer Kelly, PhD. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"selwyn-jacob-en-entrevue-avec-donna-coombs-montrose-2013\">Selwyn Jacob en entrevue avec Donna Coombs-Montrose, 2013<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-style-video-box is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"a-regarder\">\u00c0 regarder<\/h3>\n\n\n\n<p>Selwyn Jacob, n\u00e9 \u00e0 Trinidad, a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes en r\u00e9alisation de films et de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta en 1968. Il faisait partie d\u2019une nouvelle vague de migration d\u2019\u00e9tudiants carib\u00e9ens au Canada. Il a figur\u00e9 parmi les premiers \u00e9tudiants \u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 la West Indian House \u2013 de nos jours le Timms Centre du campus \u2013 qui mettait en vedette la culture antillaise et organisait la semaine des Antilles pour enseigner et v\u00e9hiculer l\u2019int\u00e9gration culturelle. La West Indian House servait de centre communautaire, de coop\u00e9rative et de maison \u00e0 tous les Antillais isol\u00e9s. Plusieurs groupes carib\u00e9ens ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 form\u00e9s et h\u00e9berg\u00e9s l\u00e0, dont Caribbean Ambassadors, Tropical Playboys et un \u00ab steelband \u00bb.   <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/albertalabourhistory.org\/selwyn-jacob\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire la transcription de la vid\u00e9o (en anglais).<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/albertalabourhistory.org\/selwyn-jacob\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/albertalabourhistory.org\/selwyn-jacob\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Vid\u00e9o gracieuset\u00e9 de l\u2019Alberta Labour History Institute.<\/a><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"ALHI - Selwyn Jacob - Black History\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Xlns5aRwhag?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Un \u00e9tudiant de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta se souvient de l\u2019importance des rassemblements \u00e0 la West Indian House, une sorte de maison pour clubs \u00e9tudiants sur le campus de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab La West Indian House, apr\u00e8s les tours du campus. Les Jama\u00efcains, les Guyanais, les Trinidadiens. On allait jouer au ping-pong, aux cartes ou cuisiner ensemble. On pouvait toujours se retrouver l\u00e0. La maison grouillait d\u2019activit\u00e9s, mais on ne pouvait pas vivre [l\u00e0]\u2026 Par le biais de l\u2019Association, on a organis\u00e9 la semaine des Antilles sur le campus. On ramassait des objets d\u2019artisanat qu\u2019on exposait sur des tables. On avait aussi de la musique et on faisait des d\u00e9monstrations de danse, comme le limbo. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>La communaut\u00e9 noire d\u2019Edmonton est diasporique. Elle est compos\u00e9e de descendants des premiers pionniers, de gens des Cara\u00efbes et de nombreux pays d\u2019Afrique. De temps en temps, ces communaut\u00e9s se rassemblent pour divers \u00e9v\u00e9nements, comme la lecture d\u2019une \u00e9bauche de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre <em>West Indian Diary<\/em> r\u00e9dig\u00e9e par Pat Darbasie. L\u2019auteure de cette pi\u00e8ce s\u2019est inspir\u00e9e de la recherche de Mme Jennifer Kelly aupr\u00e8s d\u2019immigrants des Cara\u00efbes arriv\u00e9s au Canada entre les ann\u00e9es 1950 et 1970. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/7.-The-audience-at-a-play-reading-of-West-Indian-Diary-1024x775-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4446\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Auditoire de la lecture de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre <\/em>West Indian Diary<em> \u00e0 une succursale de la biblioth\u00e8que publique d\u2019Edmonton, 2010. Image gracieuset\u00e9 de Jennifer Kelly, PhD. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"ou-est-mon-chez-moi\">O\u00f9 est mon chez-moi?<\/h2>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab J\u2019ai d\u00fb me poser des questions pour savoir il est o\u00f9 mon chez-moi, et pour savoir qui je suis. Mon chez-moi, il est l\u00e0 o\u00f9 je suis et l\u00e0 o\u00f9 je d\u00e9cide de vivre. C\u2019est ce que j\u2019en ai conclu. J\u2019ai tout de m\u00eame d\u00fb faire cette introspection parce les gens nous posent parfois des questions. Pendant longtemps, je disais aux gens\u2026 qui me posaient des questions sur la Grenade, et je me sentais mal \u00e0 l\u2019aise parce que je ne savais rien \u00e0 son sujet. Et ils avaient \u00e0 peu pr\u00e8s envie de me dire : \u00ab Mais pourquoi tu ne sais rien \u00e0 son sujet? \u00bb Alors je ne peux plus poser de questions, vous savez.    <\/p>\n\n\n\n<p>On m\u2019a aussi demand\u00e9, alors tu es quoi? Quand je pense \u00e0 mon chez-moi, je pense \u00e0 l\u2019Angleterre, et l\u00e0, je me demande si c\u2019est parce que c\u2019est mon chez-moi, ou si c\u2019est parce que ma famille est l\u00e0. Et j\u2019en viens qu\u2019\u00e0 me dire que si c\u2019est mon chez-moi, c\u2019est parce que ma famille a v\u00e9cu l\u00e0. Mes parents, mes s\u0153urs, ma tante sont l\u00e0. Donc mon chez-moi, c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 se trouve mon c\u0153ur et l\u00e0 o\u00f9 vit ma famille. Et maintenant, mon chez-moi, il est ici. C\u2019est ici que je suis. Maintenant que j\u2019ai des enfants ici, et que j\u2019esp\u00e8re avoir des petits-enfants un de ces jours, je me dis que mon chez-moi, il est ici. C\u2019est mon chez-moi maintenant\u2026 le chez-soi, c\u2019est vraiment l\u00e0 o\u00f9 habite son c\u0153ur. Et c\u2019est ce que je dis \u00e0 mes enfants. Je leur dis qu\u2019ils doivent en prendre soin. C\u2019est mon chez-moi, j\u2019ai choisi de venir ici. C\u2019est le chez-moi de mon choix. Si quelqu\u2019un essaie de me dire autrement\u2026 J\u2019ai choisi de venir ici. J\u2019avais un chez-moi\u2026 Je n\u2019\u00e9tais pas sans patrie, j\u2019ai choisi de venir ici. \u00bb            <\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant le milieu des ann\u00e9es 1960, peu d\u2019immigrants de descendance africaine avaient le droit d\u2019entrer au Canada. En raison des r\u00e8gles d\u2019immigration racistes accordant la pr\u00e9f\u00e9rence aux Blancs, seulement certaines personnes de couleur ou m\u00e9tiss\u00e9es \u00e9taient accept\u00e9es, soit celles faisant partie de certaines cat\u00e9gories ayant des liens de parent\u00e9 \u00e9troits avec des citoyens canadiens et celles qui repr\u00e9sentaient des cas m\u00e9ritoires exceptionnels.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":16943,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"exhibit-single-story","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"6704,5973,10959,4942,6218,3954","_relevanssi_noindex_reason":"","ghostkit_customizer_options":"","ghostkit_custom_css":"","ghostkit_custom_js_head":"","ghostkit_custom_js_foot":"","ghostkit_typography":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1455],"tags":[],"coauthors":[1460],"class_list":["post-18137","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-black-history-in-alberta"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/wp-content\/uploads\/HERO-EJ-March-2-1960-copy_featured-image.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18137","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18137"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18137\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18285,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18137\/revisions\/18285"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16943"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18137"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18137"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18137"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/citymuseumedmonton.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=18137"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}